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Questions - Réponses sur les rayons ionisants

La Hague est-elle la "poubelle" nucléaire de l'Europe ?

Non, cette usine a pour rôle de séparer l'uranium et le plutonium dans les combustibles usés. Elle retourne ensuite ces matières et ces déchets à ses clients. Les clients les stockent ou le réutilisent chez eux. Ce service est facturé et rapporte des dizaines de milliards de francs par an à la France. Pour ce qui est des déchets Français, le combustible usé des centrales est soit réutilisé soit stocké provisoirement. Ils sont destinés à rejoindre des centres de stockage pour être profondément enfouis à plusieurs centaines de mètres dans le sous sol. Le choix des centres d'enfouissement est issu d'études menées par l'ANDRA.

La Hague

Que fait-on des déchets ?

90 % des déchets vont dans des centres de stockage définitif en surface. Il y a un centre près de la Hague et un autre dans l'Aube. Ces déchets dits "à vie courte" deviennent inoffensifs en moins de 300 ans. Ils sont placés dans des structures bétonnées et protégés par un tumulus de terre étanche.

Pour les 10% qui restent, qui sont à "vie longue", la solution envisagée reste le stockage définitif en profondeur. En attendant ils sont stockés en surface.

Certains déchets sont vitrifiés et restent en surface au moins 30 ans pour assurer leur refroidissement avant un stockage définitif.

Pour donner une idée du volume de ces déchets : la production de déchets industriels en France représente plus de 2500 Kg / an / habitant, sur ces 2 500 Kg, seul 1 Kg est composé de déchets nucléaires.

Conteneur

Comment explique-t-on que l'on découvre des décharges de déchets radioactifs ?

L'existence de décharges remonte à la fin des années 50, au tout début du programme nucléaire, à une époque où ces sites ne faisaient pas forcément l'objet de réglementations particulières. Les équipes du temps de Marie Curie et des pionniers du nucléaire ne travaillaient pas dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui. C'est pourquoi des contrôles sont effectués à partir d'un inventaire sur tout le territoire pour vérifier que le contenu de ces anciens sites répond bien aux normes qui s'imposent aujourd'hui.

L'erreur humaine est-elle vraiment prise en compte ?

Oui, l'erreur d'un opérateur pilotant une centrale est prise en compte à différents niveaux. Dès la conception et pendant l'installation des centrales, des automatismes sont prévus pour rétablir une situation sûre en cas d'erreur d'un opérateur. Aussi un ingénieur responsable de la sûreté est en permanence sur chaque site pour contrôler les opérations effectuées. Une double analyse est alors effectuée en cas d'accident ou d'incident grave. Aussi, les équipes d'exploitation s'entraînent régulièrement sur des simulateurs qui reproduisent le fonctionnement des installations nucléaires et les différents cas d'incidents et d'accidents.

Une centrale nucléaire peut-elle se transformer en bombe atomique ?

Non, car pour réaliser une explosion nucléaire, toute une série de paramètres physiques extrêmement contraignants doivent être réunis. Il faut une concentration de matériaux purs dans un volume très restreint alors que dans une centrale, la matière est beaucoup plus dispersée et elle est impure, ce qui rend totalement impossible une explosion du type de celle produite par une bombe atomique.

Dans le cas de "l'explosion de Tchernobyl" c'est l'énergie dégagée par une réaction en chaîne incontrôlée qui a entraîné des montées en pression telle que la structure du réacteur n'a pas résisté et que la dalle de béton de 1 000 tonnes s'est soulevée à la verticale.

Les centrales ne deviennent-elles pas de plus en plus dangereuses en vieillissant ?

Il n'y a aucun lien entre le vieillissement d'une centrale nucléaire et un hypothétique accroissement des risques liés à son fonctionnement car la sûreté des installations est ré-évaluée en permanence.

Comme dans toute installation industrielle, il faut faire face à l'usure des matériels avec le temps, et s'assurer que les fonctions de sûreté restent disponibles en permanence tout au long de la vie de la centrale. Cet objectif est atteint par une politique de maintenance préventive, par l'application des spécifications techniques d'exploitation et par l'utilisation du "retour d'expérience".

La maintenance préventive consiste, par des contrôles systématiques et le suivi des performances des matériels, à anticiper les défaillances et à effectuer les remplacements nécessaires. Elle est codifiée dans des programmes précis, approuvés par l'Autorité de Sûreté. Elle est indissociable des spécifications

Les centrales nucléaires sont-elles protégées contre le danger d'un tremblement de terre, de chutes d'avions, d'inondations ?

Toutes les installations nucléaires sont conçues pour résister aux séismes selon une méthode très rigoureuse.

Tout d'abord, on cherche le "séisme historique" , c'est à dire le séisme le plus important jamais survenu dans l'histoire de la région. Ensuite, on suppose que va se produire, juste sous la centrale, un séisme d'une énergie double, appelé "séisme majoré de sécurité". L'installation est alors conçue pour ne subir aucun dommage menaçant la sûreté lors d'une telle catastrophe naturelle. Les matériels font l'objet de tests rigoureux réalisés dans des laboratoires d'essais sismiques, en particulier à l'aide de tables vibrantes.

Les risques d'inondations, d'explosions, de tempêtes, de chutes d'avions - même s'il est interdit de survoler les installations nucléaires à basse altitude - sont traités de la même façon. Ils sont pris en compte dans la conception des bâtiments des réacteurs, selon la nature de l'environnement de la centrale : analyse des crues, protection des bâtiments contre les ondes de chocs, mise hors d'eau des matériels.

On rentre dans une centrale comme dans un moulin ?

La centrale n'est pas le réacteur : aucun commando simulé n'a jamais pu accéder aux points stratégiques d'une centrale, en particulier dans le bâtiment réacteur ou dans la salle de commande. Les intrusions dans les centrales n'ont jamais atteint que la partie non sensible des installations. Toutes les centrales nucléaires sont obligatoirement équipées de systèmes de contrôles de sécurité multiples. Pour accéder à la zone protégée du réacteur, il faut franchir trois barrières de protection successives. Des exercices sont régulièrement réalisés par les services spécialisés pour tester l'efficacité de ce dispositif.

On entend parler de fuites dans les centrales nucléaires.

Une centrale nucléaire fonctionne grâce à une série de circuits qui servent à refroidir le réacteur et à transporter la chaleur produite : des fuites peuvent s'y produire comme dans toute installation industrielle de cette nature. Mais ce qui est essentiel dans le cas du nucléaire, c'est que les fuites radioactives restent confinées. C'est pourquoi les réacteurs sont conçus pour qu'il n'y ait pas d'émission de radioactivité à l'extérieur de la centrale en cas de fuite sur un circuit, grâce à l'existence de multiples barrières de protection.

Y a-t-il davantage de cancers autour des centrales nucléaires ?

L'hypothèse d'une relation entre des cas de cancer et la proximité d'une centrale a conduit à la réalisation de nombreuses études dans les différents pays concernés (Angleterre, Canada, USA, France.). Les résultats n'ont jamais atteint un niveau significatif statistiquement : on en trouve un peu plus près de certaines centrales, mais un peu moins à d'autres, et de la même façon dans des endroits éloignés des centrales.

Les personnels travaillant sur des installations nucléaires et les populations environnantes sont plus exposés que les autres. Comment sont-ils protégés ?

Le risque professionnel spécifique auquel s'exposent les personnes travaillant dans le nucléaire est lié aux rayonnements. Les caractéristiques des radioéléments sont désormais bien connues. Leurs effets sur la santé ont été longuement étudiés. L'ensemble de ces connaissances et techniques, perfectionnées par 30 ans d'exploitation nucléaire, permet de protéger l'ensemble des personnels sur le site.

Le système de sécurité français repose sur trois dispositions complémentaires. L'installation d'écrans entre les sources de rayonnements et le personnel demeure la plus simple et la plus efficace. Ces écrans peuvent être physiques - barrières en plomb ou en béton - ou se matérialiser sous forme de zones contrôlées à l'accès sévèrement réglementé. Tous les personnels travaillant en milieu radioactif font l'objet d'un suivi médical rigoureux.

Enfin, et surtout, la définition et l'application de normes très strictes d'exposition minimisent tout risque pour le personnel. Ces normes font l'objet d'un consensus international et sont scrupuleusement suivies par les exploitations d'installations nucléaires.

La dose annuelle autorisée pour le personnel est aujourd'hui de 50 millisievert, soit 5 Rems par an. En réalité, 90 % des personnels du nucléaire en reçoivent moins du dixième, c'est-à-dire la norme administrative pour le public (5 millisievert par an). Un rapport de l'Académie des Sciences, publié en 1990, confirme le bien-fondé de ces normes et moyens de protection utilisés en France.

La même conclusion s'impose en ce qui concerne les personnes résidant à proximité d'installations nucléaires. En effet, les doses individuelles supplémentaires reçues par une personne vivant à une distance moyenne de 1 kilomètre d'un réacteur sont près de cent fois inférieures à la radioactivité naturelle. A ce jour, aucun effet néfaste dû aux sources de rayonnements naturels n'a pu être mis en évidence.

On n'a pas réussi à prouver une quelconque incidence sur l'homme des rayonnements artificiels émis par les centrales.

Que sait-on des faibles doses que chacun de nous reçoit quotidiennement et de leurs effets ?

Depuis de nombreuses années, les scientifiques poursuivent des recherches sur les effets éventuels des faibles doses de rayonnements.

Celles-ci correspondent aux rayonnements reçus, d'une part par la population dans la vie courante, et d'autre part, par les personnels des installations nucléaires en conditions normales d'exploitation.

Les limites réglementaires des doses d'origine artificielle sont de 5 millisievert pour la population et 50 millisievert (mSv) pour les personnels des installations. Elles s'ajoutent à l'irradiation naturelle de 1,5 mSv reçue annuellement par chaque Français, mais qui peut aller jusqu'à 50 mSv pour un habitant du Kerala en Inde, par exemple.

En ce qui concerne les populations, on n'a jamais constaté de fréquences anormales de maladies ou de malformations congénitales, quelles que soient leurs conditions d'exposition du fait des variations de la radioactivité ambiante.

Les personnels de l'industrie nucléaire, quant à eux, font depuis plus de 30 ans, l'objet d'une surveillance stricte. L'ensemble des expertises, menées depuis 10 ans, principalement au Canada, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, totalisent une population observée de 240 000 travailleurs. Sur cette population, statistiquement significative, le nombre de cas de cancers observé n'est pas plus grand que celui que l'on observe chez le reste de la population.

Aujourd'hui, en l'absence de données concrètes et irréfutables, on ne peut qu'extrapoler les effets des faibles doses. S'ils existent, ils se situent à un niveau si faible qu'on ne pourra peut-être jamais les mesurer.

Les unités qui servent à évaluer les émissions de radioactivité ne sont-elles pas volontairement trop nombreuses et incompréhensibles ?

L'harmonisation internationale des unités de mesure a conduit à remplacer le curie par le becquerel, le rad par le gray et le rem par le sievert, ce qui n'a pas contribué, il faut le reconnaître, à simplifier les notions générales sur la radioactivité. Le becquerel (Bq) est l'unité qui mesure le nombre de désintégrations par seconde des atomes au sein d'une source radioactive. Un curie équivaut à 37 milliards de Bq. Le gray (Gy) est l'unité qui mesure l'énergie cumulée émise lors de ces désintégrations. Un Gy est égal à 100 rads. Le sievert (Sv) est l'unité qui mesure le dégât biologique causé par cette énergie sur les tissus vivants irradiés. Un Sv vaut 100 Rems.

Lors de la publication de mesures de radioactivité, deux données donnent des points de repères permettant d'apprécier ces diverses unités :

- La Communauté Européenne a fixé la limite de totale innocuité pour la radioactivité du lait à 500 Bq par litre (en iode 131) ;

- La valeur moyenne en France de l'irradiation ambiante reçue par la population est de 2 millièmes de Sievert - ou 200 millirem/an.

On pourrait comparer les mesures de l'irradiation au nombre, à l'intensité et à la nature des coups de poing donnés par un boxeur. Le nombre de coups de poing donnés en une seconde s'exprimerait en becquerel (et curie) ; leur énergie, qui dépend de la force du coup s'exprimerait en gray (et rad) ; l'effet de ces coups sur les adversaires (hématome, K.O.), qui dépend de la nature du coup (uppercut, crochet) - c'est-à-dire du type de rayonnement et de la nature du radio-élément - et de son point d'impact s'exprimerait en sievert (et rem).

Tchernobyl est-il possible en France ?

Non. Un accident similaire à celui de Tchernobyl ne pourrait pas se produire sur nos centrales. Telles sont les conclusions formelles de l'Académie des Sciences.

Revenons sur l'accident survenu le 26 avril 1986 à Tchernobyl. Trois causes différentes en expliquent la survenance et la gravité :

La conception même du réacteur :Instable à certains régimes de fonctionnement, il était susceptible de s'emballer de manière incontrôlée.

Une série de violations graves des règles élémentaires de sécurité par des opérateurs manquant de compétence. Parmi ces erreurs, le débranchement intempestif du système d'arrêt automatique du réacteur et un régime de fonctionnement interdit.

L'absence d'enceinte de confinement autour du réacteur : Elle a eu pour conséquence le relâchement dans l'atmosphère d'une partie importante des produits radioactifs.

De conception totalement différente, les réacteurs français sont intrinsèquement stables : toute augmentation intempestive de leur puissance tend à s'arrêter d'elle-même. Ils ne peuvent donc pas s'emballer comme à Tchernobyl. En outre, nos réacteurs sont enfermés dans une enceinte ou un caisson en béton précontraint. L'ensemble assure un confinement des produits radioactifs.

Enfin les équipes d'exploitation des centrales françaises suivent un entraînement régulier. Cette "mise à niveau" permanente de leur compétence est depuis toujours une préoccupation fondamentale d'E.D.F et de l'Autorité de Sûreté.

Quel est l'accident le plus grave que l'on puisse imaginer en France ? Comment y sommes-nous préparés ?

La production d'énergie nucléaire comporte des risques. Il serait aberrant, voire même dangereux de prétendre le contraire.

Le scénario ultime envisagé en France est celui de la fusion du cour d'un réacteur nucléaire, entraînant le percement de la cuve. Ce genre d'accident n'ayant pas de caractère explosif, son développement serait relativement lent, car l'enceinte de confinement est capable de supporter la pression et la température de la vapeur qui sortirait alors du circuit primaire. De cette manière, les produits radioactifs échappés du cour resteraient confinés dans l'enceinte. Des filtres spéciaux - filtres à sable - permettent, le cas échéant, de réduire sur commande la pression dans l'enceinte en relâchant à l'extérieur une partie de la vapeur contenue, après en avoir piégé la radioactivité.

Dans ces circonstances, les procédures prévoient l'application du Plan d'Urgence Interne - le P.U.I - et du Plan Particulier d'Intervention (P.P.I) Le P.U.I traite des dispositions à prendre à l'intérieur de l'installation nucléaire. Il définit par exemple le rôle de chacun au sein du personnel d'exploitation, celui des équipes de crise, les moyens de télécommunications avec les pouvoirs publics, etc.

Le P.P.I concerne les actions à entreprendre aux environs de l'installation, telles que le confinement de la population, la distribution d'iode ou l'évacuation selon la gravité de la situation. En effet, si des produits radioactifs s'échappaient malgré tout dans l'atmosphère, le nuage rejeté serait entraîné dans un panache qui se diluerait dans l'air en s'éloignant. Les populations survolées risqueraient d'être exposées à des rayonnements. Les poussières ou les aérosols déposés sur le sol et entraînés dans l'eau - ou dans le milieu ambiant - seraient également des facteurs de contamination. C'est pourquoi, le P.P.I; prévoit une planification des secours et un certain nombre d'actions réflexes menées par le Préfet pour faire face aux risques radiologiques et protéger les populations.

En accumulant ces hypothèses, les plus pessimistes, on arrive à la conclusion suivante : les rejets radioactifs imaginables à l'extérieur de l'enceinte seraient de l'ordre du centième de ceux de Tchernobyl. Malgré le caractère improbable de ce scénario, on a évalué ses conséquences en cas de conditions météorologiques défavorables. Selon la voie de contamination ou d'irradiation étudiée, on a retenu une combinaison aggravante des divers éléments entrant en jeu : la force et la direction des vents, l'importance et la durée des précipitations, le ruissellement de ces pluies à la surface du sol. C'est sur la base de ces données que les plans de protection des populations ont été élaborés.

Les enceintes de confinement des réacteurs nous protègent-elles totalement de la radioactivité en cas d'accident ?

La sûreté des centrales françaises repose sur le principe de barrières successives isolant le combustible pour protéger l'environnement contre la radioactivité. Ces barrières sont au nombre de trois : la gaine du combustible, la cuve du réacteur, l'enceinte de confinement.

D'une épaisseur de béton de l'ordre d'un mètre, cette enceinte renferme l'ensemble du circuit primaire et des équipements auxiliaires. Son rôle est d'assumer le confinement des produits radioactifs, qui pourraient être libérés à l'intérieur du bâtiment, en constituant l'ultime barrière contre leur dissémination dans l'environnement.

Elle a été conçue pour que, pendant et après l'accident le plus grave susceptible d'affecter le circuit primaire, le niveau de radioactivité à l'extérieur du bâtiment du réacteur n'ait pas de conséquence sanitaire. Ces enceintes testées périodiquement assurent également une protection contre des agressions externes, séismes ou explosions.

Les pastilles d'iode sont-elles un recours efficace en cas de rejets radioactifs ? Existe-t-il des stocks suffisants pour toute la population ?

Parmi les éléments radioactifs qui seraient libérés accidentellement dans l'atmosphère certains appellent des précautions particulières, comme l'iode 131 qui a tendance à se fixer sur la thyroïde et peut être à l'origine de cancer.

La saturation de cette glande par ingestion d'iode stable permet de prévenir ces risques. En cas d'accident grave entraînant des rejets hors des centrales, il s'agit donc d'une des premières mesures à prendre, sur directive des autorités sanitaires.

La France possède des pastilles d'iode stable en quantité suffisante. Disponible à tout moment, ce stock est réparti entre quinze hôpitaux géographiquement proches des sites nucléaires.

Des circuits de distribution existent. Ils ont été définis par le Préfet et la Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale en liaison avec les maires des communes concernées. Ils sont testés et améliorés à l'occasion des exercices de sécurité, de manière à optimiser les délais d'acheminement.

Les centrales sont trop proches des villes ?

Cet aspect est pris en compte lors du choix d'un site. Des études préalables de site et d'impact sont systématiquement effectuées.

Elles permettent de vérifier que les caractéristiques géographiques, la densité de la population environnante et les voies de communications existantes sont bien compatibles avec la mise en ouvre d'un Plan Particulier d'Intervention - P.P.I.

Dans tous les cas, le confinement à domicile dans un rayonnement de 10 kilomètres et l'évacuation des habitants sur 5 kilomètres, doivent être rendus possibles. Cette approche élimine par définition, les zones à très forte densité de population.

Pour fonctionner, le nucléaire prélève beaucoup d'eau. Que se passe-t-il en cas de sécheresse ?

En cas de sécheresse importante, il peut être nécessaire de réduire la puissance ou même d'arrêter une installation installée en bordure d'un fleuve. En effet, comme toutes les centrales thermiques, les centrales nucléaires ont besoin d'une importante source froide pour refroidir leurs installations : l'eau de la mer ou celle d'un fleuve, ou encore l'atmosphère dans le cas de la réfrigération en circuit fermé.

Lorsque le débit d'eau est important, comme c'est le cas pour les installations situées près de la mer ou près d'un fleuve puissant (Rhin), il n'y a pas de problème de disponibilité d'eau et la réfrigération est assurée en circuit ouvert : la totalité de l'eau prélevée est alors restituée à sa source. Lorsque le débit du fleuve est plus faible (Seine, Vienne, Moselle.), la réfrigération s'effectue en circuit fermé : l'eau qui a servi à refroidir l'installation est acheminée vers les tours de réfrigération, où elle se refroidit à son tour au contact de l'air avant d'être réutilisée.

Dans ce cas, le volume d'eau prélevé est relativement faible et n'a que peu d'incidence sur le régime du fleuve. Il est, par exemple, de 4,5 m3 par seconde pour les deux réacteurs de 1 300 Mwe de la centrale de Nogent, à comparer au débit moyen de la Seine qui est de 75 m3 par seconde ; un tiers de ce volume s'évapore dans l'atmosphère à la sortie des tours de réfrigération ; le reste, soit environ 3 m3 par seconde retourne au fleuve.

En période d'étiage de certains fleuves, la compensation du volume évaporé peut toutefois être nécessaire : on libère alors l'eau retenue dans des barrages qui peuvent être spécialement affectés à cette utilisation (par exemple : le barrage de Vieux-Pré, en amont de la centrale de Cattenom, sur la Moselle).

Les centrales ne réchauffent-elles pas les fleuves au détriment de la faune et la flore?

L'expérience accumulée depuis 1977, année de la mise en service de la première tranche de la centrale de Fessenheim, montre que les effets thermiques sur la faune et la flore sont inférieurs aux prévisions. Ils se sont avérés tout à fait négligeables et le réchauffement des fleuves, entraîné par le rejet des eaux des centrales nucléaires, reste très localisé. Un suivi minutieux, comportant des inventaires par espèces vivant dans le milieu aquatique, montre que l'équilibre de l'écosystème est préservé.

Ce résultat est lié à la conception même des centrales nucléaires, à une réglementation et une procédure strictes. Une étude d'impact très détaillée est tout d'abord effectuée dans la région d'implantation : elle relève le détail des particularités du milieu terrestre (notamment faune et flore) et aquatique (hydrologie, faune et flore). Des arrêtés techniques fixent les limites maximales de la température de l'eau et de son élévation.

Des simulations d'écoulement permettent d'estimer la répartition des échauffements dans le milieu liquide à partir du déversement d'eau tiède. Avant la mise en service de la centrale, un état de référence, appelé point zéro, est établi pour faciliter un suivi dans le temps et ultérieurement permettre des analyses comparatives grâce à un contrôle de conformité aux normes par des sondes.

L'influence des centrales sur l'équilibre écologique est ainsi réduite au minimum et les différents usages de l'eau sont préservés

Quel est l'effectif moyen dans une centrale nucléaire ?


Une centrale composée de 2 réacteurs emploie en moyenne directement entre 600 et 700 personnes. Les centrales comportant 4 réacteurs emploient environ 1200 personnes. Gravelines, l'unique centrale française comportant 6 réacteurs, compte 1500 personnes. Il faut également tenir compte des nombreuses activités sous-traitées en permanence Lors des arrêts pour entretien, le nombre de personnes qui travaillent sur un site peut rapidement passer du simple au double. Ces arrêts ont lieu tous les 12 à 18 mois pour chaque réacteur et durent quelques semaines.

L'industrie nucléaire emploie combien de personnes en France ?


Aujourd'hui l'industrie nucléaire, c'est plusieurs dizaines de milliers d'emplois en France. Par exemple, la maintenance des centrales mobilise à elle seule 10 000 agents EDF et 20 000 intervenants extérieurs (pour les activités sous traitées). 92 % du coût du kWh correspond à des emplois en France (combustible, exploitation, maintenance, recherche...). Le nucléaire participe au cycle de l'économie nationale et soutient l'industrie lourde (automobile, chimie, etc.), il participe également à l'indépendance énergétique de la France.

Combien y a t-il de centrales nucléaire en France ?


Il y a actuellement 58 réacteurs en fonctionnement (répartis sur 20 sites) dont 34 réacteurs d'une puissance de 900 MW, 20 réacteurs de 1300 MW, et 4 réacteurs de 1450 MW.

Quels sont les critères de choix pour l'emplacement d'une centrale nucléaire ?


Pour fonctionner, les centrales nucléaires comme les centrales thermiques classiques (qui fonctionnent au pétrole ou au charbon) ont besoin de refroidir leurs installations. Elles sont donc toutes situées en bordure de mer ou de cours d'eau. Le choix des sites se fait ensuite en fonction des besoins en énergie du territoire français. Par exemple, un grand nombre de réacteurs est implanté dans la Vallée du Rhône pour alimenter l'industrie en région Rhône-Alpes, et d'autres en Normandie ou en bord de Loire pour alimenter la région parisienne.
Bien entendu, la nature du sous-sol, qui doit pouvoir supporter des charges importantes, la proximité d'autres installations industrielles à risque (usines chimiques par exemple) ainsi que l'environnement général (forte densité du trafic aérien, etc.) sont également pris en compte.

Combien y a t-il de réacteurs en fonctionnement dans le monde ?


A fin 2004, 441 réacteurs nucléaires étaient en fonctionnement dans le monde. 25 en construction.

La France est-elle la seule à développer l'énergie nucléaire ?


Les principaux producteurs d'électricité d'origine nucléaire :
Tableau

Pourquoi le nucléaire est-il moins cher que les autres sources d'énergie ? Le nucléaire n'est pas forcément la moins chère des énergies. L'énergie des barrages est moins chère, une fois les coûts de construction amortis. En revanche, l'électricité produite par les centrales nucléaires est moins chère que celle produite par les centrales à charbon ou au fioul.Les raisons en sont diverses :

  • la matière première utilisée est très abondante dans le monde et répartie dans des pays plutôt stables politiquement,
  • cette matière première est très "puissante" : un seul gramme d'uranium fournit autant d'énergie que 3 tonnes de charbon,
  • les centrales existantes sont en partie amorties (à plus de 50%),
  • le combustible nucléaire coûte sensiblement moins cher à l'usage que les autres combustibles fossiles (charbon, fuel).

Le nucléaire est également moins cher que le gaz (le kWh nucléaire est inférieur à 20 centimes contre 22 centimes pour le kWh gaz).La France compte parmi les pays où la rentabilité du nucléaire est la plus forte, en raison de la standardisation des centrales.

Y a-t-il d'autres moyens que la vitrification utilisée en France pour le retraitement des déchets nucléaires ultimes ?

La vitrification des déchets ultimes est le seul mode de conditionnement de ce type de déchets industrialisé au monde. Ce procédé, extrêmement performant et adapté à une très large palette de produits, permet de concentrer les déchets, de les stabiliser sous une forme solide et d'éviter ainsi leur dispersion. Il est mis en oeuvre à l'échelle industrielle pour les déchets nucléaires de haute activité depuis plusieurs dizaines d'années. La formulation du verre et son procédé d'élaboration font l'objet de recherches visant à en améliorer encore les propriétés. Parallèlement, le CEA étudie de nouveaux matériaux susceptibles d'améliorer encore le confinement des déchets de ce type, voire d'une partie de ces déchets qui serait obtenue après une opération de séparation complémentaire au retraitement du combustible usé. Le CEA étudie également, dans le cadre de la loi du 30 décembre 1991, des possibilités d'incinération ou de transmutation de certains produits radioactifs à vie longue. Ces procédés sont loin d'avoir atteint une maturité permettant leur industrialisation.

 

Qu'est-ce qui sort des grandes tours que l'on voit à proximité de certaines centrales ?

Il s'agit de vapeur d'eau, autrement dit d'air humide. La forme du panache varie en fonction de la météo (température ambiante, hygrométrie, sens et force du vent). Les tours (aéroréfrigérants) servent à refroidir les installations situées en bordure de certains cours d'eau. Elles permettent de réduire de 20 à 30 fois la quantité d'eau prélevée dans l'environnement. Les panaches de vapeur n'entraînent aucun effet significatif sur la température, les précipitations ou l'humidité du sol. Les hauteurs des tours ont été calculées pour éviter que les vapeurs en retombant ne favorisent brouillard ou verglas. Le seul effet détecté est une réduction de l'ensoleillement de 5% dans un rayon de 2 kilomètres autour des centrales, et de 2% dans un rayon de 5 kilomètres, ce qui est inférieur aux fluctuations naturelles d'une année sur l'autre.


Qui sont les producteurs de déchets nucléaires ?

95% des déchets nucléaires sont liés à la production d'électricité (centrales nucléaires, usines du cycle du combustible et installations de recherche). 2,5% sont issus du domaine de la santé (services de radiologie, de radiothérapie des hôpitaux, ainsi que les services chargés de stériliser le matériel). 2,5% proviennent des activités agroalimentaires et industrielles et de la recherche universitaire. Chaque année, l'Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) publie un inventaire de l'ensemble des sites entreposant des déchets radioactifs.

 

Comment sont classés les déchets nucléaires ?

La classification des déchets nucléaires se base sur le niveau d'activité (Très Faible Activité, Faible Activité, Moyenne Activité, Haute Activité), et sur la période des principaux radio-nucléides présents (à vie courte ou vie longue). En considérant simplement les déchets liés à la production d'électricité, on obtient :

. Les déchets à vie courte
- les déchets à vie courte TFA recouvrent les déchets peu ou pas radioactifs issus des parties nucléaires des centrales. Ce sont par exemple des gravats, ferrailles, câbles. Ils sont produits lors d'opérations de maintenance ou de modification des centrales en service. Ils sont également produits lors du démantèlement des installations nucléaires. Ces déchets représentent 80 % du volume total des déchets produits par les centrales nucléaires.
- les "déchets A" sont de faible ou moyenne activité et à vie courte (18 % du volume total). Ils correspondent aux résidus d'exploitation : tenues de protection, gants, outils, résines... Ils sont triés, compactés et conditionnés dans des fûts métalliques ou en béton, avant d'être stockés en surface au centre de Soulaines (Aube), placé sous la responsabilité de l'ANDRA.

. Les déchets de forte activité et à vie longue
Ces déchets fortement radioactifs représentent 2 % du volume total produit par l'exploitation des centrales nucléaires. Ils sont issus du retraitement du combustible usé et comprennent les gaines de combustible ainsi que les produits de fission séparés des autres matières non radioactives. Ils sont classés en deux catégories :
- les "déchets B", après compactage à haute pression et conditionnement, sont entreposés sur le site COGEMA de La Hague.
- les "déchets C" sont immobilisés grâce au procédé de vitrification qui les transforme en blocs de verre inaltérable. Ces déchets sont entreposés et surveillés 24h sur 24 par des techniciens sur le site COGEMA de La Hague où ils refroidissent dans des puits ventilés.

Pourquoi dit-on toujours qu'un accident de type Tchernobyl est impossible en France ?

Un incident similaire n'est pas possible en France. Les réacteurs que l'on trouve en France et dans le monde occidental ne sont en rien comparables aux réacteurs de type Tchernobyl. Tout d'abord, les réacteurs de type RBMK sont dits "intrinsèquement instables" à faible puissance. Ils peuvent s'emballer dans certaines conditions. Un peu comme si, lorsque vous voulez appuyer sur le frein dans une voiture, c'est la pédale de l'accélérateur qui s'enclenche. Les réacteurs français sont de conception totalement différente. Le réacteur s'arrête de lui-même si les conditions nécessaires à son bon fonctionnement ne sont plus réunies, ou si une erreur d'exploitation est commise. Toute augmentation intempestive de la puissance des réacteurs de la filière "REP" (réacteurs à eau sous pression) tend à s'arrêter d'elle-même. Il suffit de 2 secondes pour placer le réacteur en position stable, et ce avant même que le pilote ne constate l'incident. C'est ensuite que l'homme reprend la main pour mettre en ouvre la stratégie de conduite qui vise à mettre le réacteur dans l'état le plus sûr. Une fois la réaction stoppée, il ne reste que l'énergie résiduelle à évacuer en refroidissant le cour en permanence.
Autre différence majeure avec le réacteur de Tchernobyl : celui-ci ne comportait pas d'enceinte de protection en béton. Une enceinte de confinement permet d'éviter la dispersion des produits radioactifs dans l'environnement en cas d'accident.

Qu'est-il vraiment arrivé à Tchernobyl ?

L'accident lui-même est le résultat d'une suite d'erreurs humaines et de défauts d'organisation. Des essais hasardeux ont été menés, au cours desquels les protections automatiques du réacteur ont été arrêtées volontairement, ce qui a abouti à un échauffement trop important, au-delà duquel il n'était plus possible de le refroidir.
Il faut préciser que si effectivement on a pu parler d'explosion pour l'accident de Tchernobyl, ce ne fut pas une explosion nucléaire au sens physique du terme. Ce n'est pas le combustible qui, d'un seul coup, a explosé. Tchernobyl n'a pas été une bombe et d'ailleurs aucun réacteur nucléaire ne peut l'être. L'explosion a été due à d'énormes quantités d'eau retombées sur le réacteur "chauffé à blanc", parce que divers incidents se sont enchaînés et que le réacteur n'était plus refroidi. Exactement comme lorsque des gouttes d'eau tombent d'une casserole sur une plaque chauffante électrique en marche, et explosent. Evidemment, le phénomène s'est produit à très grande échelle, ce qui a pulvérisé le réacteur. C'est pourquoi la matière radioactive s'est envolée à l'extérieur -presque en totalité- et cela d'autant plus qu'il n'y avait pas d'enceinte pour la retenir.

Pou r ou contre le nucléaire ?

Pour le nucléaire

Le nucléaire aide au développement de l'économie: grâce à lui, la France produit aujourd'hui autant qu'elle n'en consomme.

Une centrale nucléaire produit plus d'énergie qu'une centrale thermique classique, une tonne de charbon produisant autant d'énergie qu'un gramme d'Uranium, et occupe beaucoup moins de place.

" En installant des centrales éoliennes le long de tout le littoral français, de Dunkerque à Nice, et en espaçant de 300 mètres chaque unité, la production totale serait inférieure à celle réalisée par quatre centrales nucléaires."

Les ressources naturelles de la planète (gaz, charbon, pétrole notamment) étant de plus en plus rare, le nucléaire permet d'économiser ces ressources.

Les centrales nucléaires en fonctionnement coûtent globalement moins cher que les centrales à combustibles classiques, surtout dans les pays pauvres en ressources naturelles.

L'énergie nucléaire est la plus saine et la moins dangereuse pour l'environnement:

  • les barrages (centrales hydrauliques) provoquent des modifications de l'environnement, entraînant des inondations, des glissements de terrain...
  • contrairement aux centrales thermiques classiques, les centrales nucléaires ne rejètent pas de CO 2. Leur utilisation permet donc de lutter contre l'effet de serre qui présente des dangers à court terme ( les émissions de gaz à effet de serre sont pratiquement nulles)

Le nucléaire présente un atout pour l'emploi en France.

Le nucléaire contribue au maintien d'un haut niveau scientifique sur le territoire national

Contre le nucléaire..

"Le réacteur nucléaire est la machine la plus complexe, la plus dangereuse et la plus chère que l'homme ait inventée pour faire bouillir de l'eau."

La population n'a jamais été concertée avant le choix du nucléaire; il n'y a jamais eu de véritable débat public. Les gens ne sont pas assez informés sur les risques du nucléaires et surtout le danger des déchets.

Le système est dangereux: l'installation d'une centrale nucléaire nécessite des précautions énormes et coûte très cher; on ne peut pas être sûr d'une sécurité absolue (le risque zéro n'existe pas). Beaucoup d'accidents sont déjà survenus dans des centrales, par exemple en Pennsylvanie et en URSS (Tchernobyl).

Les déchets radioactifs posent un très gros problème : l'industrie nucléaire ne cesse d'en produire et on ne sait même pas quoi en faire. On les maintient donc en surface, ce qui met en danger les générations futures. De plus, le transport et l'entretient des déchets coûtent très cher.

Le nucléaire empêche le développement des énergies renouvelables comme les éoliennes, les centrales hydrauliques, ou, dans certaines régions, l'énergie solaire, pourtant moins polluantes et moins chères. Le gouvernement n'investit pas assez dans la recherche en énergies renouvelables.

Le nucléaire présente des risques pour la santé liés à la pollution radioactive due à toute installation nucléaire

Il risque de proliférer à des fins militaires.

Petite synthèse :

Pour les contres :

Le public n'a pas été consulté non plus pour le charbon, le pétrole ou le reste..

Les installations de la chimie, du charbon, du gaz sont également dangereuses, le coût de l'extraction et du transport du pétrole, du charbon, du gaz est faramineux et il a créé bon nombre de victimes (coup de grisou, maladie pulmonaire..), et des catastrophes écologiques (marée noires, forets décimées pour les oléoducs, zones côtières défigurées par les terminaux et raffineries.). Combien de salariés sont mort dans le secteur du charbon, du gaz, du pétrole ? Combien de « clients » sont mort asphyxiés ou vaporisés par une explosion ?

Les déchets des autres énergies posent déjà un problème : effet de serre permanent par les rejets dans l'atmosphère, limitation de vitesse, odeurs nauséabondes, dégradations des infrastructures.. Pas de stockage à prévoir puisque tout est rejeté dans l'atmosphère avant de finir dans nos poumons, eau, aliments..

Le nucléaire n'empêche pas la recherche des éoliennes, mais faisant face à la réalité de l'ampleur du besoin énergétique à venir il se tourne vers des réacteurs plus économique, plus efficace et surtout vers la fusion de l'hydrogène.

Toute installation nucléaire est très étroitement surveillée et il n'y a pas plus de pollution ou de maladie à proximité ou loin d'une installation nucléaire.

Le terrorisme toujours potentiel sera plus enclin à utiliser des armes chimiques que nucléaire.

Contre les pour...

Les éoliennes peuvent être une solution partielle pour fournir de l'énergie dans des lieux où une centrale nucléaire présenterait trop de danger écologique et/ou politique.

Il faut rester très vigilant sur le stockage des déchets radioactifs, l'implantation, le mode, la surveillance.

Les installations nucléaires restent des complexes industriels coûteux.

Il reste des efforts à faire pour communiquer au public la réalité des enjeux écologiques et économiques.

 

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