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QUESTIONS-REPONSES | A RETENIR
QUESTIONS - REPONSES SUR LES RAYONS IONISANTS
SOURCE :
D'où vient la radioactivité ?
L'homme n'a pas inventé la radioactivité. Elle existe depuis le début de l'univers. Elle a été découverte par Becquerel en 1896.
Comment savoir si il y a de la radioactivité ?
La radioactivité, même si on ne la voit pas est l'un des phénomènes physiques les plus faciles à détecter et à mesurer (par exemple avec un compteur Geiger-Müller)
La radioactivité artificielle est-elle différente de la radioactivité naturelle ?
Il n'y a aucune différence entre radioactivité naturelle et artificielle. Que l'émission radioactive soit d'origine naturelle ou artificielle, il s'agit toujours strictement du même phénomène.
EXPOSITION :
"Etre exposé" est-il pareil qu'"être irradié" ?
Le terme d'irradiation sous-entend couramment que l'on a reçu une forte dose de rayonnements alors que l'on peut être exposé sans recevoir la moindre dose (si l'on est protégé).
Une contamination interne est-elle plus grave qu'une contamination externe ?
Qu'il s'agisse de contamination interne ou d'exposition externe, la seule chose qui compte c'est l'énergie reçue par l'organisme.
ABSORPTION :
Une dose de 15 mSv, est-ce énorme ?
En radioprotection, une dose de 15 mSv doit initier une enquète pour déterminer les circonstances. Mais dans l'échelle sanitaire des doses, une valeur entre 0 et 10 mSv se situe dans les très faibles doses.
Tout dose reçue a-t-elle les mêmes conséquences quelle que soit la partie du corps irradiée ?
Les conséquences pour la santé d'une même dose absorbée par un organe dépendent de la nature du rayonnement et de la radiosensibilité du tissu.
EFFETS :
Les effets ionisants sont-ils fortement cancérigènes ?
Le caractère cancérigène des rayonnements ionisants est une question de dose... D'autres facteurs largement répandus de notre environnement, comme le tabac, l'alimentation, l'alcool, les virus, le soeil sont des causes habituelles plus importantes de cancers.
Quels effets après Tchernobyl ?
Le rapport de l'"UNSCEAR (United Nations Scientific Comittee on the Effects of Atomic Radiations) (2000) indique une nette augmentation des cancers de la tyroïde chez les enfants en Biélorussie et en Ukraine à la suite de la catastrophe de Tchernobyl : environ 2000 cas dont une dizaine de décès. Mais aucune enquète ne montre d'augmentation du nombre de cancers chez les adultes, y compris les "liquidateurs". Aucun excès d'anomalies congénitales n'a été mis en évidence.
PROTECTION :
Atteindre le seuil réglementaire est-il dangereux ?
Les normes réglementaires sont fixées pour que le travailleur soit à l'abri des effets déterministes (dose à l'organe), et pour que le risque maximal d'effets aléatoires (dose éfficace) soit du même ordre que les autres risques professionnels. Pour le public, les limites réglementaires sont 20 fois inférieures à celles des travailleurs et largement inférieures aux variations de l'exposition naturelle à la surface du globe.
Abaisse-t-on les seuils parce que les études montrent que que les rayonnements ionisants sont plus dangereux qu'on ne croyait ?
Les études récentes n'ont pas mis en évidence une plus grande dangerosité des rayonnements ionisants. Mais, dans la culture de précaution, en l'absence de données cliniquement observables aux faibles doses, la CIPR (Commission Internationale de Protection Radiologique) choisit volontairement le modèle de calcul de risque le plus prudent pour les travailleurs et la population.
Un prestataire est-il moins surveillé qu'un salarié d'exploitant ?
Avant 1997, le suivi médical a pu être morcelé, mais depuis le suivi médical et dosimétrique est identique sous la reponsabilité unique d'un médecin de travail habilité "nucléaire".
A RETENIR :
SOURCE :
Les dources de radioactivité sont d'origine naturelle ou artificielle.
La radioactivité d'une source se mesure en becquerels (Bq).
La radioactivité décroît avec le temps selon l'importance de la période.
EXPOSITION :
Depuis la nuit des temps, l'Homme est exposé en permanence aux rayonnements ionisants.
L'esposition peut être:
- externe, à distance ou au contact (contamination externe)
- interne (contamination interne)
Toute exposition n'est pas nécessairement dangereuse.
ABSORPTION :
La dose est une quantité d'énergie reçue.
La dose absorbée est mesurée en gray (Gy).
La dose efficace est estimée en sievert (Sv).
Pour estimer l'impact sanitaire, seule la valeur des sieverts compte, pas celle des becquerels.
EFFETS :
Les effets précoces comme les brûlures, n'aparaissent qu'à partir d'une dose seuil. Leur graviteé augmente avec la dose.
Les effets tardifs (leucémies, cancers) apparaissent de façon aléatoire sans seuil de dose démontré. Leur probabilité d'apparition augmente avec la dose.
Aux faibles doses, on n'observe pas d'effets pathologiques immédiats. On ne peut qu'estimer la probabilité d'apparition d'effets tardifs.
PROTECTION :
La radioprotection repose sur 3 principes:
- justification de l'utilisation
- optimisation de la protection
- limitation de la dose individuelle.
Il existe une marge de sécurité importante entre limites réglementaires et sanitaires.
Le personnel exposé bénéficie d'une surveillance médicale et dosimétrique individuelle.
L'évaluation de l'exposition du public repose sur les mesures systématiques de la radioactivité dans l'environnement.
Les examens médicaux respectent des niveaux de référence dosimétrique.
[ Source : www.omiris.fr]
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