La vérité sur Jean-Pierre Valentini

Jean-Pierre Valentini

Jean-Pierre Valentini s’est fait une place de choix dans l’univers pétrolier. Grâce à ses réussites, il a fortement développé les marchés des géants Elf et Trafigura en Afrique. Portrait d’un homme dont le talent et l’ambition ont fait naître le succès.

Jean-Pierre Valentini : une vie très active en Afrique.

Jean-Pierre Valentini est né en Corse, à Corte, le 5 février 1964. Déjà, au cours de sa prime jeunesse, il démontre un certain talent pour les études : il se place parmi les meilleurs élèves tout au long de sa scolarité, faisant preuve d’une rigueur et d’un goût pour le travail qui présage de réussites de son avenir.

C’est à l’âge de 24 ans, en 1988 qu’il commence à s’intéresser à la finance et au management, quand il entreprend un MBA à l’université d’Hartford, localisée dans le Connecticut. Rapidement, il commence à travailler dans l’énergie avec un stage qu’il fait au sein de la compagnie Elf, à Houston. Il devient, très vite, le responsable du trading du groupe.

Jean-Pierre Valentini : ses débuts dans la raffinerie

En 1990, Il se retrouve en Loire-Atlantique où il intègre une raffinerie à Donges. Il y reste deux ans avant de finalement retourner vers la compagnie Elf en qualité de trader. C’est là qu’il réussit à faire ses preuves et qu’il atteindra la fameuse position de responsable du trading pour la direction de l’intégralité de la zone de l’Afrique de l’Ouest.

En 2004, il quitte Elf pour rejoindre le troisième plus grand groupe pétrolier du monde, le groupe Trafigura. Il y sera également responsable trading et parvient à récupérer toute la zone de l’Afrique de l’Est en 2008.

En moins d’un an, Jean-Pierre Valentini devient directeur de la zone Afrique entière pour Trafigura. Au cours de ses aventures pétrolières, il a ainsi accompli l’exploit de développer le marché en Afrique pour le compte de Elf et Trafigura. Il est d’ailleurs particulièrement fier d’avoir dirigé un tel développement du marché pour des multinationales aussi importantes dans le milieu de l’énergie : en effet, le monde de l’énergie en Afrique tel qu’il est maintenant aurait été très différent sans la présence de Jean-Pierre Valentini.

Jean-Pierre Valentini : un amoureux de l’Afrique

C’est en 2011 qu’il reçoit l’attribution de l’ensemble des activités de Trafigura en Afrique, devenant l’homme le plus puissant dans le secteur du pétrole africain. Puis, en 2016, fort de sa brillante carrière et reconnu dans le milieu des matières premières comme “Monsieur Afrique”, il devient consultant en matières premières à l’international. Actionnaire de nombreuses start-ups, il diversifie ainsi son activité, dans des domaines tels que la certification des montres de luxe, l’immobilier ou la high-tech. Il crée également une start-up , B Reputation, qui se sert d’algorithmes pour travailler sur la réputation des PME.

L’œuvre de Jean-Pierre Valentini aura permis au groupe Elf de connaître ses plus grandes heures de gloire et d’obtenir des sommes titanesques de chiffre d’affaires, avant qu’il ne soit absorbé par le groupe total. Pour Trafigura, son travail lui aura permis d’être solidement implanté dans 36 pays. Encore aujourd’hui, le groupe est l’une des plus puissantes sociétés pétrolières au monde et doit sans le moindre doute cette position à “monsieur Afrique”.

Jean-Pierre Valentini quitte Genève pour aller s’installer à Dubaï, aux Émirats Arabes Unis où il s’adonne à sa passion pour le pilotage automobile et les voitures de collection. Son départ sera fortement remarqué par la presse, la vente de sa villa constituant l’un des plus gros événements immobiliers suisses de l’époque. Dans les écoles de management et de commerce, il est souvent cité comme exemple de réussite par la rigueur et le travail.

Jean-Pierre Valentini : ses investissements variés et intelligents.

Investisseur intelligent et doté d’une grande curiosité intellectuelle, Jean-Pierre Valentini a investi dans des domaines d’avenir, lui assurant un succès financier et entrant ainsi dans la liste des 300 plus riches en Suisse, en 2016. Grâce à ses investissements dans l’immobilier, il a notamment su acquérir le terrain de sa villa en Suisse pour seulement un tiers de sa valeur de revente.

Sa start-up B Reputation est particulièrement innovante : elle analyse les transactions des entreprises et encode les données d’une manière dite “intelligente”, qui seront référencées et ainsi transmises aux assurances et aux banques.

Actionnaire de Space X, la célèbre entreprise d’Elon Musk qui se spécialise dans les vols spatiaux et l’aéronautique, en plus d’accompagner la NASA dans le lancement de ses satellites et leur mise en orbite, Jean-Pierre Valentini prouve son fort intérêt pour les technologies d’avenir.

Il investit également en lien avec ses nombreuses passions. Ses réussites lui auront par ailleurs donné les moyens de s’y adonner, notamment dans le domaine des montres de luxe. Il aime particulièrement la marque Rolex, dont il collectionne les montres. C’est donc sans surprise qu’il possède des parts du groupe Tradee, une entreprise se spécialisant dans la délivrance de certificats qui permettent d’authentifier et d’assurer la valeur réelle des montres de luxe auprès des assureurs, par exemple en cas de vol ou de perte.

Un homme de goût et de passions.

Un grand intérêt pour l’art.

Les grandes réussites financières de Jean-Pierre Valentini lui auront notamment permis de profiter de ses plus grandes passions. Ainsi, amateur d’art contemporain, il est l’heureux propriétaire de trois tableaux du peintre Pierre Soulages, spécialiste de l’abstrait et de l’usage des reflets du noir. Âgé de plus de 100 ans, le peintre à peint son dernier tableau en 2018.

Il s’intéresse également particulièrement à l’art japonais et possède ainsi toute une collection de stylos de la marque Nakimi, mais également des Netsuke, qui sont des ornements traditionnels des tenues des samouraïs. Sortes de boutons sculptés avec finesse dans l’ivoire ou le bois, il est particulièrement rare d’en trouver qui soient encore en parfait état de conservation.

Il aime aussi particulièrement le design des années 50 en matière de mobilier. Il en apprécie la créativité, qu’il considère comme un art à part entière. Il admire le design tout comme ses créateurs et il en possède lui-même de nombreuses pièces.

Amateur d’esthétisme sous toutes ses formes, Jean-Pierre Valentini éprouve une profonde affection pour le style architectural de Jean Prouvé. Ce dernier mêle avec brio le modernisme et la ferronnerie traditionnelle. Il apprécie également l’avant-gardisme d’époque, notamment celui influencé par Charlotte Perriand. Il semble que les goûts en matière d’art de Jean-Pierre Valentini lui ressemblent : ce sont ceux d’un homme ancré dans la tradition, mais sans y rester bloqué. Il porte son regard vers l’avenir sans rejeter une certaine nostalgie du passé.

Une passion pour la course d’endurance

Jean-Pierre Valentini est fortement lié à l’homme d’affaires et pilote automobile franco-ivorien Frédéric Fatien, avec qui il a collaboré lorsqu’il travaillait pour Trafigura. Les deux hommes partagent en effet la passion du plaisir automobile. Ainsi, ils vont fondent ensemble l’écurie GPX Racing en 2015. Cette équipe de course professionnelle basée à Dubaï a remporté des trophées depuis qu’elle a été créée : le challenge 1000 kilomètres de Paul Ricard, les 24H de Dubaï ou encore doublement vainqueur de l’IGTC Champion, avec le soutien de Porsche. L’équipe est reconnue pour sa participation à des courses GT du niveau le plus élevé et elle a été validée notamment par Porsche Motosport.

Les engagements de Jean-Pierre Valentini

Jean-Pierre Valentini se voit comme un citoyen du monde et de ce fait, il s’intéresse grandement à la géopolitique et à l’avenir de la planète. Il s’est notamment engagé pour le climat avec son écurie GPX Racing, qui finance la plantation de 100 arbres après chaque course, dans le but de compenser les émissions de gaz à effet de serre de ladite course. Il prend ainsi la responsabilité des conséquences de ses passions, chose rare dans son milieu. Lors de son travail pour Trafigura, il a pu se targuer d’avoir mené à bien des opérations difficiles et risquées, tout en restant complètement dans les limites légales, là ou d’autres auraient été tentés de s’affranchir du droit au profit de l’efficacité.

En savoir plus sur Jean-Pierre Valentini : https://voone-actu.com/jean-pierre-valentini-lhomme-presse/.

Combien y a-t-il de centres nucléaires en France ?

La France et sa place dans le monde du nucléaire

On dénombre actuellement 58 centrales nucléaires sur l’ensemble du territoire Français. On peut se demander, pourquoi y a il autant de centre nucléaire en France ? Ce qui classe l’hexagone au deuxième rang mondial, juste derrière les Etats Unis avec 104 centrales. Il faut savoir que 75 % de la production électrique en France est assurée par l’énergie nucléaire. La politique énergétique du pays a été d’opter pour cette source d’électricité, notamment pour son faible coup de production du kilowatt heure, pour la densité énergétique de l’uranium et pour son impact CO2 nul. 

nucléaire

Répartition sur le territoire et risques pour les populations

La répartition des centrales est homogène sur l’ensemble du pays. Les effets et dégât dû à la radioactivité étant très puissants, peuvent potentiellement toucher l’ensemble de la France. En cas d’accident ou d’attentat sur un réacteur les conséquences sur les populations, la faune et la flore seraient énormes. la France prétend maintenant un niveau élevé d’indépendance énergétique avec l’électricité presque la moins chère en Europe. Elle dispose également d’un niveau d’émissions de CO2 par habitant extrêmement faible, puisque plus de 90% de son électricité est d’origine nucléaire ou hydraulique (11 %). Cette source d’énergie est donc de grande utilité à la France, mais pose un réel problème de sécurité publique. La gestion des déchets et la question de l’enfouissement sur le territoire restent des points compliqués.

La production des centrales

Les 58 réacteurs nucléaires exploités fournissent chaque année une moyenne de 416 milliards de kilowatt heure. Son coût de production est d’environ 42 € le mégawatt heure. La France exporte également une partie conséquente de l’électricité issue de la filière nucléaire vers ses voisins Européens. La fission de l’uranium permet donc au pays d’assurer un des meilleurs réseau électrique mondial avec des coupures rarissimes voir inexistantes. Bien que très réglementée l’énergie atomique constitue une source fiable mais représente un risque majeur d’accident dramatique.

Le rôle de la technologie nucléaire dans l’approvisionnement énergétique mondial diminue.

Les anniversaires des catastrophes de Fukushima et de Tchernobyl mettent en évidence les défis liés au recours à l’énergie nucléaire pour réduire à zéro les émissions nettes de carbone.

Au Japon, quelque 19 300 vies ont été perdues à la suite d’un tremblement de terre survenu au large de l’île de Honshu et du tsunami qui a suivi. Le tsunami a également balayé la digue de protection autour de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, et les inondations qui ont suivi ont conduit à la fusion partielle de trois cœurs de réacteur, provoquant des incendies et des explosions. Vingt-cinq ans plus tôt, l’erreur humaine avait provoqué une fusion sur le site de Tchernobyl, faisant sauter le toit d’un réacteur nucléaire et libérant des radiations à travers l’Europe.

Aujourd’hui, l’énergie nucléaire fournit environ 10% de l’énergie mondiale, contre 13% en 2010. Son utilisation pourrait continuer à baisser, même si elle continuera à faire partie du mix énergétique mondial pendant de nombreuses décennies, avec un rôle dans la décarbonisation des approvisionnements énergétiques. 

L’ère des combustibles fossiles touche à sa fin.

De nouveaux réacteurs continuent d’être planifiés et construits – en Chine et en Inde, par exemple. Mais, comme l’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’a noté, l’utilisation générale de l’énergie nucléaire, en particulier dans les pays à revenus élevés, est inférieure à ce qu’elle appelle son scénario de développement durable. Et, face à la baisse des coûts de l’énergie produite à partir de sources renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne, il est possible que la demande d’énergie nucléaire ne rebondisse pas.

L’attention étant centrée sur les catastrophes nucléaires, il est difficile d’imaginer l’enthousiasme avec lequel l’énergie nucléaire était autrefois considérée, alors qu’elle était considérée par beaucoup comme une réponse à la demande mondiale d’énergie. Depuis le premier réacteur expérimental en 1951, les réacteurs ont été mis en service à un rythme croissant. Ainsi, 20 à 30 réacteurs étaient mis en service presque chaque année entre la fin des années 1960 et la fin des années 1970. 

Mais cela a changé après la catastrophe de 1979 à l’usine de Three Mile Island en Pennsylvanie, où un dysfonctionnement du refroidissement a entraîné la fonte d’une partie du cœur d’un réacteur. Heureusement, cela n’a fait aucun morts, mais 7 ans plus tard, quelque 31 personnes sont mortes des suites directes de la catastrophe de Tchernobyl. Beaucoup d’autres ont été affectées par les radiations qui se sont propagées dans ce qui était alors l’Union soviétique, ainsi qu’en Europe de l’Est et de l’Ouest, mais les chiffres restent contestés. Au cours de la catastrophe de Fukushima, jusqu’à 50 personnes ont subi des brûlures non mortelles par rayonnement, et une personne est décédée par la suite d’un cancer du poumon résultant d’une exposition aux rayonnements.

Outre les décès et les risques pour la santé, le coût des dommages causés par Tchernobyl dépasserait 200 milliards de dollars américains, et le Centre japonais de recherche économique estime que les coûts de décontamination du site de Fukushima se situent entre 470 et 660 milliards de dollars. À la suite de la catastrophe, 12 des réacteurs japonais ont été définitivement fermés; 24 autres restent fermés dans l’attente d’examens de sécurité.

Tout cela signifie qu’en plus des coûts de construction, tout pays investissant dans l’énergie nucléaire doit pouvoir débloquer d’importantes sommes en cas de catastrophe, qu’elle soit le résultat d’une erreur humaine ou de phénomènes naturels.

En revanche, bien que les technologies des énergies renouvelables en soient encore à leurs balbutiements, leurs coûts diminuent et leur réglementation est beaucoup plus simple. 

Les bases théoriques et les applications.

L’intensification du conflit israélo-arabe et israélo-palestinien.

Les bases théoriques et les applications

L’énergie de liaison entre les protons et les neutrons constituant les noyaux atomiques, rapportés à leur masse totale, est nulle pour l’hydrogène ; elle croît ensuite rapidement avec la masse atomique des éléments successifs de la classification de Mendeleeiv ; elle est maximale pour le fer, puis redescend plus lentement jusqu’à l’uranium. Cette énergie de liaison est équivalente à une masse, suivant la célèbre équation e = mc², due à Henri Poincaré et Albert Einstein, dans laquelle c est la vitesse de la lumière. Les noyaux atomiques, sauf celui de l’hydrogène, présentent ainsi un défaut de masse par rapport à la somme des masses des protons et des neutrons qui les constituent, ce défaut de masse étant maximal pour le fer. Il est possible de récupérer une partie de l’énergie de liaison entre protons et neutrons, soit en cassant un noyau lourd en deux éléments plus légers (fission), soit en constituant un noyau plus lourd, à partir de deux éléments légers (fusion). Dans les deux cas, les réactions se traduisent par une légère perte de masse des éléments finals par rapport à celle des éléments initiaux, associée à une libération d’énergie toujours considérable, en raison de l’importance du coefficient de proportionnalité c², mais bien plus importante dans le cas de la fusion que dans celui de la fission, si on la rapporte à la masse globale mise en jeu.

Les réactions de fission

Tous les noyaux lourds ne sont pas fissiles. L’uranium 238, le plus lourd des éléments naturels, ne l’est pas. Son isotope naturel 235 (1 atome d’U 235 pour 139 atomes d’U 238) est, par contre, fissile, ainsi que le thorium. Une réaction de fission type est, par exemple :

[equation]

[equation]est un neutron. Les chiffres inférieurs donnent les numéros atomiques des éléments (nombre de protons dans leurs noyaux), les chiffres supérieurs le nombre total de protons et de neutrons. Un autre noyau très fissile est celui du plutonium 239, premier élément artificiel dit transuranien, qui résulte de la capture d’un neutron par un noyau d’uranium 238 dans un réacteur nucléaire . Une réaction de fission individuelle est déclenchée par l’impact d’un neutron. Mais elle peut s’amorcer spontanément, dès qu’une masse suffisante de matière fissile est rassemblée (masse critique), les premiers neutrons produits déclenchant la fission d’autres noyaux (réaction en chaîne).

Les applications de la fission nucléaire

Une bombe atomique est essentiellement constituée de deux masses distinctes sous-critiques, brutalement mises en contact par une explosion conventionnelle pour constituer une masse sur-critique qui explose, provoquant une onde de choc, un rayonnement intense X et g, un dégagement de chaleur considérable dans le visible et l’infrarouge.

Les réacteurs nucléaires à usage civil sont conçus pour contrôler la réaction, qui ne peut ainsi devenir explosive. Toute l’énergie libérée se transforme en chaleur au coeur des réacteurs et doit être évacuée de façon continue vers les circuits d’utilisation. La dispersion volontaire du combustible nucléaire dans les réacteurs civils rend plus difficile l’amorce de la réaction en chaîne, qui ne se produit spontanément qu’avec des combustibles à base de plutonium très fissile (réacteurs dits à neutrons rapides). L’utilisation de combustibles à base d’uranium 235, moins fissile, impose de ralentir les neutrons émis pour augmenter leur probabilité de capture, grâce à un matériau solide ou liquide appelé modérateur (réacteurs dits à neutrons lents). La tendance actuelle est d’utiliser un modérateur liquide, servant simultanément de fluide dit caloporteur, évacuant l’énergie calorifique dégagée.

Les réactions de fusion

Ce sont les réactions qui fournissent leur énergie aux étoiles. Elles ne concernent que l’ hydrogène [equation]H, le deutérium [equation]H (ou hydrogène lourd), le tritium [equation]H, et aboutissent par étapes à l’hélium [equation]H. Elle sont rendues possibles, au coeur des étoiles, par les pressions et par l’agitation thermique considérables qui y règnent et permettent ainsi de surmonter la répulsivité réciproque des noyaux en présence. Seule l’une de ces réactions a pu être reproduite sur Terre, au niveau de masses significatives (et non pas seulement au niveau de la collision de deux noyaux isolés dans un accélérateur) ; c’est la réaction : [equation](Méga électrons Volt), très énergétique, qui s’amorce à la température la plus basse (ordre de grandeur du million de K). Le deutérium [equation]H est un isotope naturel stable de l’hydrogène, qui en contient 0,015 %. Compte tenu de la masse des océans, c’est donc un combustible inépuisable. Le tritium [equation]H, quant à lui, n’existe pratiquement pas à la surface de la Terre, mais il peut être produit simplement par bombardement neutronique d’un matériau naturel assez abondant, le lithium.

Les applications de la fusion nucléaire

Jusqu’à ce jour, la fusion n’a trouvé que des applications militaires. Il est, en effet, possible d’amorcer une réaction de fusion explosive en utilisant comme détonateur une bombe à fission. Tel est le principe des bombes dites thermonucléaires à deutérium et tritium, ou à deutérium et lithium, qui existent en deux versions principales : les bombes stratégiques de destruction massive, dont la version la plus puissante a été expérimentée par l’Union soviétique en 1961, les bombes dites à neutrons renforcé destinées à tuer le personnel des formations militaires, même protégé par des blindages, sans faire trop de dégâts de matériels. Ces dernières peuvent aussi détruire ou neutraliser des missiles stratégiques rentrant dans l’atmosphère, par un simple tir de proximité.

Malgré les efforts acharnés conduits dans de nombreux pays depuis 1958, les tentatives de domestication de l’énergie de fusion à des fins civiles n’ont encore donné que des résultats balbutiants.

L’impact économique du nucléaire civil

Quelques petits réacteurs ont pour principale finalité de constituer des outils de recherche ou de production d’isotopes radioactifs utilisés en médecine (traçage radioactif, irradiation des tumeurs), ou dans l’imagerie technique (contrôle des matériaux et des soudures par gammagraphie). Malgré de nombreuses études portant sur des applications potentielles de réacteurs particuliers à des activités industrielles, métallurgiques ou chimiques, les grands réacteurs actuels constituent toutes les sources chaudes de centrales électriques, fonction dans laquelle ils se substituent aux sources chaudes classiques que sont les chaudières de combustion. Leur impact économique est alors considérable dans les pays dépourvus de ressources rentables en combustibles fossiles, comme la France et le Japon. Ils permettent tout d’abord d’abaisser le prix de revient de l’électricité produite (en France, le kiloWatt heure (kWh) d’origine nucléaire revient à 25 centimes, aux bornes des centrales, contre 32 centimes pour le kWh-charbon et 34 centimes pour le kWh-gaz). Mais ils améliorent aussi spectaculairement la balance des paiements des pays utilisateurs (réduction des importations de combustibles fossiles étrangers, exportation d’énergie électrique vers des pays voisins), tout en assumant la sécurité de l’approvisionnement énergétique en cas de tension ou de conflits internationaux. Ils constituent enfin le seul moyen actuellement connu de lutte contre l’augmentation rapide de la teneur en gaz carbonique de l’atmosphère, génératrice de l’effet de serre. Le rôle des grands réacteurs ne cessera de se développer, après épuisement des ressources pétrolières et gazières, surtout s’il se révèle possible d’abaisser le prix de revient du kWh nucléaire à des valeurs suffisamment faibles pour que l’hydrogène, issu de l’électrolyse de l’eau, se présente économiquement comme un carburant automobile de remplacement.

Un certain flou, assez périlleux, subsiste toutefois quant aux techniques de stockage des combustibles irradiés et quant au prix de revient de ces opérations. Ce flou risque de subsister aussi longtemps que l’énergie de fusion n’aura pas pris le relais de l’énergie de fission. Il semble cependant se préciser que les techniques françaises, auxquelles se rallient les Japonais, de retraitement chimique de ces combustibles pour en séparer l’uranium appauvri, le plutonium, ainsi que les autres résidus radioactifs dus à des réactions secondaires, classés par niveau de dangerosité, sont les plus efficaces. Elles permettent notamment une réduction considérable des volumes stockés, la destruction des produits les plus dangereux dans des réacteurs à neutrons rapides et la vitrification (c’est-à-dire que les déchets nucléaires sont coulés avec du verre), avant enfouissement en sites protégés, des autres résidus.

Les problèmes environnementaux

La croissance spectaculaire des usages pacifiques de l’atome a suscité l’inquiétude de l’opinion publique dans les pays occidentaux en raison du potentiel considérable de pollution de l’énergie nucléaire, non seulement dans un fonctionnement normal, mais, surtout, en cas d’accident majeur. Les catastrophes de Tchernobyl (Ukraine) en 1986 et de Kychtym (Oural) en 1957-1958 ont montré que la probabilité de tels désastres n’était, en effet, pas nulle.

Aujourd’hui, EDF est largement engagée dans une démarche de certification selon la norme ISO 14001 – protection de l’environnement.

Le cycle du combustible nucléaire

L’analyse du cycle du combustible nucléaire permet de hiérarchiser les risques résultant de l’usage civil de cette énergie, de l’exploitation de la mine d’uranium au stade final du stockage des déchets. Les différentes étapes de ce cycle ne présentent pas, en effet, un égal danger pour l’environnement. En réalité, les deux phases où les risques d’accident et (ou) de pollution sont les plus importants sont celle de la production d’énergie dans les réacteurs électronucléaires et surtout celle du retraitement des combustibles irradiés. À un degré moindre, dans les conditions propres aux pays occidentaux, le stockage des déchets peut aussi présenter un danger de pollution accidentelle catastrophique.

En l’absence d’accident, la pollution par les réacteurs en fonctionnement est relativement faible. Elle dépend, bien entendu, du type de réacteur utilisé. Les rejets d’un réacteur de type REP (réacteur à eau pressurisée), ceux d’EDF en France, par exemple, sont principalement constitués par du tritium, rejeté essentiellement sous forme d’eau tritiée (HTR). Selon les normes internationales en vigueur, la radioactivité des rejets d’un réacteur en fonctionnement normal ne doit pas excéder 1 Bq/l (becquerel/litre) d’eau fluviale ou littorale pour la totalité des types d’émetteurs, sauf pour le tritium, la tolérance des rejets allant jusqu’à 27 Bq/l.

L’étude de la radioactivité du Rhône près d’Arles montre cependant que, jusqu’à présent, EDF a largement suivi ces prescriptions puisque, à la fin des années 1980, cette dernière était à peine de 19,3 Bq/l pour le tritium, de 0,5 Bq/l pour le cérium 144, ou encore de 0,45 Bq/l pour le ruthénium 106.

Actualité du CEA – RSS 2.0

Identification d’une nouvelle prédisposition génétique au cancer du poumon
Le CEA et E.ON signent un accord de recherche sur l’énergie nucléaire
Le CEA dans l’Alliance européenne pour la recherche dans le domaine de l’énergie
Les ours de la grotte Chauvet : de l’art pariétal à l’analyse génomique

Autorité de sûreté nucléaire

L’ASN détecte des défaillances organisationnelles chez un sous-traitant d’AREVA en charge de la réalisation d’éléments du réacteur EPR. – 27.10.2008
L’ASN estime que la nouvelle solution technique proposée par EDF pour récupérer les deux assemblages combustibles est satisfaisante. – 22.10.2008
L’ASN se prononce sur la mise en conformité des générateurs de vapeur des centrales nucléaires d’EDF. – 21.10.2008
L’ASN a décidé de reclasser au niveau 2 sur l’échelle INES pour les évènements de radioprotection, l’évènement survenu à la société Mafelec concernant des rayonnements émis par des boutons d’ascenseur fabriqués par la société. – 21.10.2008
L’IRSN, dans son rôle d’appui technique de l’ASN, publie un rapport relatif aux événements liés au transport de matières radioactives. – 21.10.2008